Archive for the ‘Sciences en vrac’ Category

A qui profite le crime… euh la Science?

♥ mars 21st, 2010 , Tags : , , , , , , No Comment

La semaine prochaine (les 25 et 26 mars), le conseil européen va décider de la stratégie économique de l’Europe. Il va en découler les orientations scientifiques de la recherche publique. Et oui, le monde de la recherche scientifique n’est pas dénué de contraintes. Bien sûr, il y a les contraintes lié à la recherche scientifique elle-même (norme dans la rédaction et évaluation par les paires), il y a également des contraintes politiques et économiques. Le film animé Steamboy présente justement ces contraintes et les dérives qu’elles peuvent entraîner.

L’histoire se passe dans l’Angleterre victorienne de 1851 et plus exactement autour de la première exposition universelle au Crystal Palace. Enfin plus exactement dans une uchronie (ou un passé alternatif). En effet des machines à vapeur n’ayant jamais existé peuplent ce film. Le jeune Ray Steam, fils et petit-fils de chercheurs, se retrouve au milieu de scientifiques aux allégeances diverses.
Il y a tout d’abord le père et le grand-père de Ray qui font financer leurs recherches par une fondation américaine. Mais cette fondation se spécialise dans la création et la vente d’armes. Le grand-père décide alors de quitter la fondation et de l’empêcher d’utiliser son travail. Le père, lui, reste fidèle à la fondation dans le seul but de continuer ses recherches, occultant les véritables motivations de la fondation.
Ray rencontrera également le chercheur Stevenson. Rival du père de Ray, il travaille pour le gouvernement britannique. En bon patriote, il lui fournit également des armes. Il pense œuvrer pour le bien des hommes en permettant à son pays de se défendre. Quant à son assistant, il montre une grande avidité. Il ne voit que son propre intérêt et son profit n’hésitant pas à retourner sa veste.
Ray, pour sa part, imagine la science et la technologie qui en découle comme une aide pour l’humanité, pour que les hommes vivent mieux. Et s’il se laisse éblouir par le progrès sous toutes ses formes, il se reprend quand il comprend la dangerosité des nouvelles armes.

Le monde étant ce qu’il est, la recherche scientifique est forcement soumise à des contraintes économiques. Elle coûte de l’argent (le matériel, les salaires…) et donc elle doit trouver des financements. Il y a bien sûr les financements privés par des entreprises espérant commercialisés les résultats à plus ou moins court termes mais il y a aussi les Etats qui veulent démontrer une certaine puissance mais aussi développer de nouvelles techniques améliorant la vie de ses citoyens ou pour ce défendre. Dans cette optique, des pans entiers de la recherche sont développé à tout pris pour ne pas se laisser distancer et avoir à payer pour utiliser des techniques brevetées ou pire être sous la menace d’une arme puissante. La question du financement de la recherche est très importante car de la réponse découlera le monde à venir (enfin en partie).

Logarithme népérien

Steamboy (suchīmubōi), 2004
Réalisé par Katsuhiro Ôtomo
Avec Kiyoshi Kodama, Manami Konishi, David S. Lee…
Film d’animation japonais
Durée 2h06

Note perso :

Cool

Cool

Et voici la bande annonce en version française (pour une fois)

Définir la Science

♥ octobre 18th, 2009 , Tags : , , , , , No Comment

Une des choses que je n’ai pas faite avant de commencer ce blog est de définir ce qu’est la Science. Une de mes raisons est qu’il est difficile de trouver un film sur lequel partir et l’autre est que cette définition est difficile et relève de la philosophie (plus précisément de l’épistémologie). J’ai tout de même fini par trouver un film. C’est Jesus Camp, un film documentaire sur un camp de vacances évangéliste pour enfants aux USA. Et c’est assez… surprenant. Pour en revenir à la Science, je la définirai ici plus par ce qu’elle n’est pas.
Un extrait du film présente une mère faisant cours à ses enfants. La leçon du jour porte sur le réchauffement climatique, l’évolution et, au final, sur l’utilité de la Science. Malheureusement je n’ai trouvé cet extrait sur le web qu’en version originale à savoir l’anglais. Pour ceux qui ne comprendraient pas tout et même les autres, je vous ai mis le sous-titrage français pour trois moments. Le premier est la fin du documentaire télé, le second est une remarque de la mère et le dernier est la réponse du fils à la question.

On nous dit que nous sommes le résultat d’une explosion. Est-ce vrai ? Est-ce scientifique ? Ou est-ce juste basé sur une croyance ?
[...]
As-tu lu le passage où il dit que la science ne prouve rien?
[...]
Galilée a fait le bon choix en renonçant à la science pour Jésus.
La Science n’est pas une religion.
La fin du documentaire pose cette question : “est-ce vrai ? Est-ce scientifique ? Ou est-ce juste basé sur une croyance ?” C’est une bonne question car en effet la Science n’est pas une croyance ou une religion dont les adeptes seraient les scientifiques. La Science est un système de pensée basé sur la logique et l’observation. Un fait expliqué de façon scientifique se doit d’être reproductible et différent d’un hasard. Le hasard étant toujours préféré à tout autre phénomène quand ce dernier n’explique pas plus que le hasard. Après, qu’est-ce que le hasard ? Les scientifiques ne le savent pas et ne savent pas comment le tester. Par contre, un phénomène scientifique se doit d’être testable. De façon générale, la science répond aux questions du type “comment…?” et pas aux questions “pourquoi…?” qui restent du domaine philosophique et religieux.
Les champs de la Science
Cette question pose problème : où s’arrête la Science ? Même les scientifiques et les philosophes ne sont pas d’accord là-dessus. Alors je prendrais pour ma part, toute réflexion basée sur l’observation ou l’expérimentation d’un phénomène (mathématique, chimique, biologique, sociologique) pour expliquer ce phénomène en se basant sur une hypothèse dont on cherche à savoir si elle est valide ou non. Cette hypothèse ne doit pas intervenir dans l’observation (soit elle est faite après soit on teste sa non réalisation). Je m’explique soit j’observe un phénomène de façon exhaustive sans intervenir soit je fais une expérience qui doit valider ou non une hypothèse mais je teste l’hypothèse que le résultat est dû au hasard.
Les Sciences Sociales sont-elles de la Science ?
Cette question déchire tout les scientifiques car les sciences plus anciennes (mathématiques, physique, chimie, ingénierie, biologie) ne savent plus comment s’appeler : sciences dures, sciences inhumaines, sciences pures, sciences scientifiques (comme dirait mon grand-père)… Il faut néanmoins reconnaître que les sciences humaines et sociales reposent sur des raisonnements rigoureux. Mais l’expérimentation reste relativement difficile voir impossible selon les domaines de même que la reproductibilité des phénomènes. En effet un des fondements de la Science est qu’un effet entraîne toujours la même cause (dans les mêmes conditions).
Nous reviendrons sur les champs de la Science et sa définition dans un futur article. Et pour revenir à l’extrait, Galilée s’est peut-être rétracté face à l’Inquisition mais la légende veut qu’il dit alors :
“Et pourtant elle tourne.”
Logarithme népérien

Jesus Camp, 2006
Réalisé par Heidi Ewing, Rachel Grady
Film documentaire américain, 1h25

Note personelle :

Cool

Cool

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Attention choc garantit

La bande annonce en vostf

Plus d’infos sur ce film

Magnifiques mécaniques

♥ octobre 3rd, 2009 , Tags : , , , , , , , , , , No Comment

Chose peu commune, l’article d’aujourd’hui met en parallèle un film et une exposition. Certes l’exposition est une exposition d’art-science. L’art-science, c’est la rencontre entre un artiste et un scientifique pour créer quelque chose de nouveau. Bon personnellement, je pense que c’est plus l’utilisation par un artiste de techniques nouvelles issues des laboratoires scientifique, peut-être que ces utilisations obligent les ingénieurs (ou les chercheurs) a modifié ces techniques. Mais bon, ce n’est pas pour ça que ce n’est pas intéressant, bien au contraire.

Entrons dans le vif du sujet, il s’agit de l’exposition Mécaniques poétiques présente du 3 octobre au 20 décembre à La Casemate de Grenoble. Cette exposition a été crée par le groupe EZ3kiel en résidence depuis un an à l’atelier art-science du CEA et de l’hexagone de Meylan. L’exposition repose essentiellement sur des instruments de musique d’un nouveau genre. Ces instruments reposent sur des puces RFID (comme dans les passeports biométriques ou les antivols des disquaires) ou des capteurs de mouvements… C’est donc le visiteur, qui en jouant avec ces instruments, crée la musique de sa visite. Le seul bémol est le manque d’explication scientifique sur comment marche ses fabuleux instruments (mais je n’ai visité l’exposition qu’au milieu de la foule de l’inauguration hier soir).

Mais quel rapport avec le cinéma ou un film, me direz-vous. Nous y arrivons : pour l’esthétique (que j’adore). Plutôt que d’essayer de vous la décrire, je vous dirais qu’elle est semblable à celle du film La cité des enfants perdus J.P. Jeunet, un de mes réalisateurs préférés. Même si les ton de noir et de vert domine dans les deux (exposition et film), l’exposition est plus légère et féerique, un peu magique. L’exposition et le film présentent des machines à engrenages. De magnifiques engrenages en laitons rappelant les machines du XIXe siècle. Ce qui rappelle le plus l’exposition dans le film est Irvin, cerveau dans un aquarium relié au monde par divers appareils. Juste pour vous donner une idée.

La cité des enfants perdus présente aussi une relation entre art et science dans le sens que c’est une œuvre artistique qui questionne la Science. C’est ce genre de relation entre art et science qui m’intéresse et qui a donné naissance à ce blog. Le film de Jeunet soulève d’intéressante question par rapport au génie génétique (clonage, création d’êtres vivants), à l’amélioration de l’homme par la technique… Je reviendrais sur ces questions dans des articles prochains.

En conclusion, allez visiter l’exposition d’EZ3kiel (ou au moins découvrez l’univers de Naphtaline) et (re)voyez le film de Jeunet.

Logarithme népérien

P.S. : Mon top 4 des longs métrages (je n’ai pas vu Alien, la résurrection) de Jeunet :
1 Delicatessen
2 La cité des enfants perdus
3 Un long dimanche de fiançailles
4 Le fabuleux destin d’Amélie Poulain
Et j’attends avec impatience MicMacs à Tire-larigot

La cité des enfants perdus, 1994
Réalisé par Jean-Pierre Jeunet, Marc Caro
Avec Ron Perlman, Judith Vittet, Daniel Emilfork…
Film français, canadien.
Durée 1h52

Note personnelle :

Ultra méga cool

Ultra méga cool

Et voici la bande annonce

Plus d’infos sur ce film