• Quand notre cerveau est détourné
     
     Aujourd'hui sort le film La famille Jones. Sous des airs de comédie très classique, ce film se permet une satyre de notre société hyper-consommatrice et l'absence de limite au marketing. l'histoire est celle d'une famille qui a tout (au sens premier) et que le voisinage envie et fini par copier (en achetant à tout va). Mais on apprend rapidement que cette famille n'est en fait qu'un groupe de vendeur travaillant pour une agence marketing.  http://www.sciencesaucinema.fr/quand-notre-cerveau-est-detourne/
  • Les femmes et les sciences
     
     Je profite de cette journée de la Femme pour publier le 2e article sur le film Agora et de parler des femmes et de la science. Pour revenir rapidement sur le film, il présente Hypatie, une des première mathématiciennes du monde antique. Hypatie se donne complètement à la recherche, à l'enseignement et à la compréhension du monde. Pouvez-vous citer d'autres femmes scientifiques? ... Marie Curie ... Allez, cherchez encore, il y a 10 autres Prix Nobel scientifique qui sont des femmes. Bon on va faire le point sur la place des femmes dans les sciences à travers 3 questions. http://www.sciencesaucinema.fr/les-femmes-et-les-sciences/
  • Magnifiques mécaniques
     
      http://www.sciencesaucinema.fr/magnifiques-mecaniques/
  • Voyageurs chercheurs
     
     Aujourd'hui, je vais vous parler d'un de mes films préférés de mon adolescence (rassurer vous je l'aime toujours) 7 ans au Tibet de Jean-Jacques Annaud. Ce film présente l'histoire vraie (enfin plus ou moins romancée) d'Heinrich Harrer une alpiniste autrichien qui a passé 7 ans (de 19944 à 1951) au Tibet. Il y a rencontré, en particulier, le Dalaï-lama et a quitté le Tibet à l'invasion chinoise. Il a ensuite narré son épopée dans un livre Sieben Jahre in Tibet: Mein Leben am Hofe des Dalai Lama (1952) traduit en français sous le titre Sept ans d'aventure au Tibet (en 1954). Ce livre a permis (en commençant par moi-même) à beaucoup d'occidentaux de découvrir la culture tibétaine. En effet une grande partie du livre, tout en relatant les péripéties de l'auteur, décrit la vie et la culture du Tibet dans les années 1940. C'est d'ailleurs cette partie qui servie de base à son article dans National Geographic. http://www.sciencesaucinema.fr/voyageurs-chercheurs/

La Science se fout de nos états d’âme

No Comments

Cette semaine sort le film Pirates ! Bon à rien, mauvais en tout. Si le titre peut faire craindre sur la qualité du film (rajouté à cela que c’est en 3D), il n’en est rien quand on regarde de plus près. Il s’agit du nouveau film d’animation en pâte à modeler des créateurs de Chicken Run et Wallace et Gommit. D’un coup, on est rassuré. Et quand on voit le titre anglais original : The Pirates! In an Adventure with Scientists, on se dit qu’on a toutes les raisons du monde de s’y intéresser. Le premier scientifique rencontré par nos amis pirates est Charles Darwin. Mais ce film n’est pas le seul à s’intéresser à Darwin. Ainsi, suivant la tendance de ces dernières années sur les biopics, Charles a eut le droit au sien avec Paul Bettany dans le rôle principal. Le film s’appelle Création au cinéma mais le DVD français sorti aux éditions TF1Video s’intitule Au commencement (faut avouer que ça n’aide pas la recherche du spectateur désireux de voir ce film).

Quand on s’attarde sur les critiques du film, on se rend vite compte qu’elles sont plus que mitigées. Il est vrai que si on du biopic de Darwin, on peut s’attendre à le voir jeune homme fringuant voguant sur les mers, parcourant les Galápagos… ou en vieil homme à la grande barbe défendant sa théorie (ce qu’il fit peu, se considérant comme étant un mauvais orateur). Bref de quoi être déçu par ce film intimiste qui nous présente un Darwin père de famille malade et dans sa relation privilégier avec sa fille aînée. En fait, le film présente le questionnement de Darwin vis-à-vis de sa foi face à sa découverte. Pour bien comprendre, il faut se souvenir qu’avant d’embarquer sur le Beagle, le jeune Charles se destinait à la prêtrise et qu’il aboutit à l’idée de sélection naturelle à son retour en Angleterre. Il mettra 20 ans à rendre publique son idée et devant la pression de se faire devancer par le jeune Wallace en 1858.

More

L’avantage de mimer les autres

No Comments

De retour de mes vacances, j’ai eu le plaisir de découvrir les 3 épisodes de PodscastScience sur l’arbre du vivant (ici, ici et ). Du coup je ne résiste pas à écrire un article sur l’évolution avec un de mes films historiques préférés avec Master & Commander de l’autre côté du monde. Oui, ce film se déroule bien avant 1859 et donc avant la publication de L’Origine des Espèces de ce cher Darwin. Le chirurgien du bord, Dr Maturin, est un naturaliste. Il profite des haltes pour décrire les espèces d’animaux et de végétaux qu’il voit espérant trouver de nouvelles espèces. En cela, il est représentatif de nombre de naturalistes du XIXe siècle qui voyageait d’un bout à l’autre du globe, comme Darwin. Il est d’ailleurs aux anges aux Galápagos. C’est en effet archipel éloigné de tout continent ayant donc une faune et flore particulière (le mythe veut que ce soit là que Darwin eut pour la première fois l’idée de la sélection naturelle). Mais les obligations militaires l’oblige à quitter prématurément son paradis alors qu’il semble à deux doigts de comprendre le mécanisme de la sélection naturelle.

Mais je ne vais pas vous parler de sélection naturelle mais de mimétisme. C’est ce stratagème qu’il souffle au capitaine Aubrey pour surprendre les Français (dans le livre ce sont des Américains mais vu que ce sont eux qui font le film….). Ce stratagème consiste à se laisser aborder en se faisant passer pour un baleinier. Il présente pour illustrer son propos le phasme (voir la photo) qui ressemble à une branchette qui tremble comme l’une d’elles.

Ctenomorpha chronus02
Ctenomorpha chronus (source wikimedia commons licence by sa)

Dans les années qui suivirent la publication de l’Origine des Espèces, Bates décrit un type de mimétisme, dit batésien. Il explique que des espèces non venimeuse coévolue avec des espèces venimeuses pour avoir une apparence semblable. Les prédateurs apprennent à ne pas manger et/ou éviter les espèces venimeuses. De même, ces mêmes prédateurs éviteront des individus qui y ressemble. Ces derniers seront favorisés et pourront donner une espèce qui sera très similaire à l’espèce venimeuse. C’est le cas entre le serpent corail (venimeux) et la couleuvre faux-corail (non-venimeuse).

Serpent corail et couleuvre faux corail (images provennant de wikimedia commons)

Quelques années après c’est Müllerqui décrit un autre mimétisme. Cette fois, ce sont les espèces vénéneuses qui convergent (qui sont sélectionnés sur les mêmes critères). Ces espèces présentent les mêmes types de couleurs ou de formes que les prédateurs apprennent à reconnaitre comme signe de toxicité. Cela est favorable aux deux espèces puisque le prédateur apprend à éviter une seule apparence, un peu comme les panneaux de la route où un interdit est très souvent un panneau rond cerclé de rouge. C’est le mimétisme mullérien (les scientifiques ne vont pas forcement loin pour nommer les choses).

Enfin le camouflage est l’évolution de l’apparence d’une espèce pour ressembler à des éléments de son environnement. Les prédateurs ne distinguent plus alors leurs proies potentielles de l’environnement. Les phasmes en sont le parfait exemple.

Pour en revenir au film, il faut également reconnaitre que les bateaux de l’époque ont une certaine élégance. Rien que pour ça, le film vaut le coup alors avec des batailles et Paul Bettany en plus…

Logarithme népérien

Master and commander : de l’autre côté du monde (Master and Commander : The Far Side of the World), 2003
Réalisé par Peter Weir
Avec Russell Crowe, Paul Bettany…
Film américain
Durée : 2h 14min

Note perso :

Cool

La bande annonce et pour une fois en français

Plus d’infos sur ce film

Multiplication de dinosaures

No Comments

Cette semaine, on continu avec Jurassic Park et la reproduction des dinosaures. A noter à ce sujet, la diffusion vendredi 5 sur France 5 d’un documentaire sur le clonage de dinosaure (je vous invite à suivre la série documentaire à laquelle il appartient).
Maintenant qu’on a vu comment obtenir des dinosaures, comment empêcher l’invasion comme dans la trilogie? Il est donc important de limiter/contrôler le nombre de naissance. La réponse apportée par le la compagnie InGen est de « faire » que des femelles. C’est assez logique puisqu’il faut deux sexes pour faire des petits, s’il y a en qu’un, il y a pas de petit. Mais cette mesure est-elle assez efficace?

Ce paragraphe dévoile des éléments importants de l'intrigue (alias un spoil) »

Mais dans le film, certaines femelles se transforment en mâles sous l’effet de l’ADN de grenouille qu’elles contiennent. Je reviendrais en fin d’article sur mon point de vue sur ce point du film.

Tout d’abord, le sexe est déterminé par les hormones sexuelles (testostérone, œstrogène etc…). Selon le taux de chacune, l’individu développera un sexe ou un autre. Lors du développement, ce taux est régulé soit par des gènes soit par des facteurs environnementaux (essentiellement la température). Dans la plupart des espèces, le sexe de l’individu est fixé au cours du développement et ne changera pas. Néanmoins, il est possible dans certaines espèces que des individus changent de sexe soit de façon normale à certains âges soit selon les conditions environnementales. Il s’agit d’un hermaphrodisme successif. Ces changements de sexes sont induits par une modification importante de la balance hormonale. Cela se rencontrent, entre autre, dans plusieurs espèces de poissons comme les poissons clown dont le représentant le plus célèbre est Némo. Ce type d’hermaphrodisme permet d’assurer sa reproduction en s’adaptant à la disponibilité de partenaire.

Ponte de dinosaure
Ponte de dinosaure, image par le muséum de Toulouse

Ensuite, la définition d’individu femelle est d’être un individu produisant une gamète de grosse taille assurant ainsi une réserve en nutriment pour le développement de l’enfant (un peu comme une graine). A l’opposer, le mâle produit de très petites gamètes ne contenant grosso modo que l’ADN que le père transmet. Il peut être évolutivement avantageux (sur un court ou un moyen terme) pour les femelles de faire les bébés toutes seules (elle apporte la même énergie -s’il n’y a pas de partage dans le soin des petits- et transmet la totalité de son génome). Elles sont alors parthénogénétiques. Elles peuvent soit donner naissance à des clones parfaits d’elles-même soit simuler la fécondation en fusionnant deux gamètes. Dans ce dernier cas, les petits ne sauront pas des clones puisque leurs génomes viendra d’une recombinaison du génome de la mère avec elle-même. Par exemple si la mère possède deux versions d’un même gène sur une paire de chromosome, ces petits pourront posséder alors qu’une seule des deux versions ou les deux. La parthénogenèse s’observe chez des insectes, des poissons et des reptiles.

Il me semble donc plus « raisonnable » de contrôler les naissances de dinosaures en ne créant que des mâles (encore que certains cas de parthénogenèse chez des mâles aient été observés). Mais il reste la question de savoir comment été déterminé le sexe d’un individus chez les dinosaures puisque la majorité des reptiles (cousins des dinosaures) ont une détermination dépendant de la température du nid tandis que les oiseaux (descendants des dinosaures) ont une détermination génétique (ZZ pour les mâles et ZW pour les femelles). Il est donc fort probable qu’on ne puisse pas être sûr de n’avoir des dinosaures que d’un seul sexe.

Logarithme népérien

Jurassic Park, 1993
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Sam Neill, Jeff Goldblum, Laura Dern…
Long-métrage américain
Durée : 02h02min

Note perso :

Et voici la bande-annonce en VOST

Older Entries