• L'attaque des mouton-garous
     
     La semaine prochaine a lieu le festival Cinémascience organisé par le CNRS à Bordeaux. C'est la 3e édition de ce festival qui utilise des films comme vecteur de culture scientifique, un peu comme ce blog. La nuit du samedi au dimanche est consacrée aux savants fous et parmi les films diffusés se trouve mon film d'horreur néo-zélandais préféré : Black Sheep. Ce film parle de... mouton, espèce dont l'élevage est très fréquent dans ce beau pays. Malheureusement pour le héros, il en a un peur phobique suite à un traumatisme durant son enfance. Notre héros revient à la ferme familiale (qui fait dans le mouton) et découvre que son frère finance des recherches génétiques sur les moutons avec l'aide d'une scientifique. Les recherches sont également découvertes par deux écologistes végétariens. Ces derniers libèrent un jeune agneau génétiquement modifié et c'est le début des problèmes. Vous aurez donc compris que je vais vous parler des OGM. http://www.sciencesaucinema.fr/lattaque-des-mouton-garous/
  • Vampire grippé
     
     Cette semaine est sortie le deuxième film de quadrilogie Twilight. Étant une grande fan, je suis bien sûr déjà été le voir. Mais je ne vais pas vous parlez de cet opus mais du premier Fascination. D'accord, c'est un film gentillet pour adolescente, mais je suis restée très jeune dans ma tête. Ce film met en scène une histoire d'amour entre une jeune fille un peu godiche et un beau vampire. Nous nous intéresserons à ce jeune vampire (et non, je ne vous parlerais pas des origines du mythe des vampires mais ça viendra). Ce jeune mort était en train de mourir de la grippe espagnole en 1918 quand il a été transformé (voir le très court extrait ci-dessous, en anglais non sous-titré). http://www.sciencesaucinema.fr/vampire-grippe/
  • Dis-moi comment on fait les bébés?
     
     Il y a quelques jours, une femme de 61 ans accouchait de son petit-fils. Cela m'a fait penser au film japonnais Hush! Ce film met en scène un émouvant couple homosexuel qui se fait aborder par Asako, une jeune fille pas très mentalement équilibrée et qui veut un enfant avec l'un d'eux. Le film tourne alors autour de choix que chacun fait de construire sa famille. C'est un très beau film à la fois émouvant et drôle... et il faut bien le dire les femmes n'en sortent pas grandies (outre Asako, les autres rôles féminins sont... un peu particuliers). Mais le plus drôle reste le moyen que propose Asako pour concevoir l'enfant : une pipette! http://www.sciencesaucinema.fr/dis-moi-comment-on-fait-les-bebes/
  • Quand notre cerveau est détourné
     
     Aujourd'hui sort le film La famille Jones. Sous des airs de comédie très classique, ce film se permet une satyre de notre société hyper-consommatrice et l'absence de limite au marketing. l'histoire est celle d'une famille qui a tout (au sens premier) et que le voisinage envie et fini par copier (en achetant à tout va). Mais on apprend rapidement que cette famille n'est en fait qu'un groupe de vendeur travaillant pour une agence marketing.  http://www.sciencesaucinema.fr/quand-notre-cerveau-est-detourne/

Est-il possible de rajeunir?

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Qui n’a pas rêver de rajeunir ou de rester éternellement jeune? D’autant plus dans notre société qui promeut la jeunesse comme une qualité. Mais tout le monde vous dis que c’est impossible d’inverser l’effet du temps (ni son cours). Que nenni, c’est en tout le cas des retraités floridiens du film Cocoon. Ils « rajeunissent » après des bains dans une curieuse piscine. Certes c’est un film de fiction mais début novembre une équipe de l’Inserm a publié comment ils ont réussis à rendre à des cellules de peau de plus de 100 ans leur « jeunesse », autrement dit en faire des cellules souches.

Tout d’abord qu’est ce qu’une cellule souche ? Toutes les cellules d’un être pluricellulaire comportent le même génome mais sont spécialisées. Ainsi nous avons des cellules spécialisées dans la protection du corps contre les intrus (les globules blancs), dans la transmission de signaux nerveux (les neurones) etc. Ces cellules ont une durée de vie et un nombre de division limités et finissent par se suicider. Au contraire, les cellules souches sont capables de se diviser indéfiniment (comme les cellules cancéreuses) et de se différencier en n’importe quel type de cellule de l’organisme. Il existe deux principaux types de cellules souches, les cellules souches embryonnaires et les cellules souches adulte. Les cellules souches embryonnaires sont d’abord les premières cellules de l’individus puis les cellules souches adultes, elles sont beaucoup plus rare et ne peuvent donner que certains types cellulaires (par exemple des cellules sanguines aussi bien des globules rouge que des blanc ou des plaquettes). Enfin depuis 2006, les chercheurs sont capables de transformer une cellule différenciée en cellule souche, on parle alors d’ iPS (cellules pluripotentes induites). On insère 4 gènes dans ces cellules qui peuvent ensuite se différencier.

Cellules souche de souris fluorescentes
Cellules souche de souris fluorescentes (Cette image a été réalisée par un employé de la National Science Fondation. Comme travail du gouvernement fédéral américain, l’image est dans le domaine public.)

Comment les cellules se différencient? Sous l’action de signaux (hormones, protéines…), certains gènes sont activés tandis que d’autres sont inactivés. Cela se passe dans la façon dont est compacté la molécule d’ADN d’un chromosome. En effet, l’ADN est enroulé sur lui même et autour de protéines pour prendre le moins de place possible dans le noyau de la cellule. Mais certaines parties des chromosomes ne sont pas compactées pour permettre la « lecture » du gène pour que la cellule produise la protéine. De même l’absence de division des cellules différenciés permet d’éviter des proliférations cellulaires intempestives.

Quel est l’intérêt des cellules souches? L’intérêt thérapeutique des cellules souches est qu’elles permettraient de recréer des organes pour des malades qui serait totalement compatible (à la différence de la greffe). Elles sont la bases des thérapies cellulaires où les cellules souches sont injectées à un malades pour qu’elles remplacent les cellules déficientes ou recolonisent un espace après l’élimination d’une tumeur cancéreuse. Mais ces techniques ne sont encore qu’a un stade expérimental. Néanmoins, il semblerait que la reprogrammation des iPS entrainerait des anomalies génétiques pouvant transformer les cellules souches en cellules cancéreuses.

Si vous ne connaissez pas ce film, je vous invite grandement à le voir. Il est tout particulièrement intéressant dans la psychologie des personnes âgées voulant profiter du peu de temps qu’il leur reste et de l’amour malgré les défaillances de l’autre.

Logarithme népérien

Pour aller plus loin :
Dossier sur le site généthique a été créé par la Fondation Jérôme Lejeune sous la direction de Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, et avec le concours de nombreux généticiens, médecins, biologistes, philosophes, juristes et groupes de travail universitaires.

et en anglais :
Un site dédié aux cellules souches du ministère de la santé américain

et mon dossier sur Podcastscience

Cocoon, 1985
Réalisé par Ron Howard
Avec Don Ameche, Wilford Brimley, Hume Cronyn…
Film américain
Durée 1h57
Note perso :

Ultra méga cool

Et la bande-annonce en VO (sans sous-titre)

Le DVD sur Amazon.fr:

Réparer les gènes

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Ce week-end a lieu le 25e téléthon. L’occasion idéale de faire le point sur les traitements des maladies génétiques et en particulier les thérapies géniques (je ne suis d’ailleurs pas la seule). Cette thérapie est au cœur du dernier opus de la saga La planète des singes : La Planète des singes : les origines. En effet, Will Rodman cherche un traitement à la maladie d’Alzheimer. Il trouve un traitement particulièrement efficace qui favorisent la création de neurone et augmente ainsi les capacités cérébrales. Il se servira de ce traitement plus qu’expérimental sur son père. Voyons ce qu’est exactement la thérapie génique:

Le principe :
La thérapie génique repose sur l’idée de remplacer un gène responsable d’une maladie par un gène « sain » ce qui permet de rétablir le mécanisme qui ne marchait plus et rendait la personne malade. La première étape pour développer cette thérapie est de trouver le gène à l’origine de la maladie et sa forme saine/normal. Une fois qu’on connait cette séquence, il suffit de le multiplier en laboratoire (c’est une manipulation simple et courante). Il faut ensuite insérer ce gène dans les cellules du malade.

Le transport :
Hors le gène, sous forme d’ADN, seul ne peut pas pénétrer la cellule, il lui faut un véhicule appelé vecteur. Il existe différent type de vecteur mais les plus utilisés et les plus simples sont les virus. En effet, les virus sont des entités biologiques réduites au strict minimum pour se faire reproduire par des cellules vivantes qu’ils parasitent. Les virus sont composés essentiellement d’une enveloppe qui leur permet d’entrer dans les cellules et d’information génétique (ADN ou ARN) qui est répliqué par la cellule. Si l’information génétique est sous forme d’ADN, elle est simplement dupliqué par contre si elle est sous forme d’ARN, l’information doit être soit dupliqué soit rétro-transcrite en ADN (rétrovirus). Dans la thérapie génique, on utilise ces deux types de virus. On commence par les rendre inoffensif et on insère le gène « sain ». Il suffit ensuite d’injecter ce virus dans le patient pour infecter ces cellules avec le gène « sain » qu’elles copieront et utiliseront. Ce principe est expliqué par ce schéma :

Introduction du gène par un vecteur viral à ADN
Cette image a été réalisé par the National Institutes of Health, de the United States Department of Health and Human Services. Comme travail du gouvernement fédéral américain, l’image est dans le domaine public.

Le deuxième grand type de vecteur est le vecteur non-viral. Il s’agit le plus souvent d’enveloppe lipidique (comme la membrane de la cellule) et d’autres agents permettant de ciblé les cellules à modifiée/soignée. Ce type de vecteur représente l’avantage de n’être absolument pas infectieux mais nécessite plus d’ADN.

Pour soigner quelles maladies ?
Ce principe thérapeutique est envisagé tout d’abord pour les maladies génétiques dû à un seul gène mais également dans des maladies génétiques dû à des facteurs génétiques (plusieurs gènes) et environnementaux. Il s’agit de combattre les symptômes en relançant/augmentant la production de protéines. C’est le cas dans le film, Alzheimer est combattu en relançant la multiplication des neurones. La thérapie génique est également testé pour soigner le cancer soit en rendant les cellules cancéreuses sensible à des molécules ou à relancer le programme de mort cellulaire.

Si la thérapie génique promet de réels changements pour les malades, ce ne sera jamais aussi rapide que dans le film. De plus la thérapie est ciblé sur les cellules impliquées dans la maladie, il est impossible que ces gènes introduit passe à la descendance. Sinon le film est bien fait mais la progression de l’histoire est trop linéaire et en connaissant la suite de l’histoire, le film manque de suspense.

Logarithme népérien

Pour aller plus loin sur la réalité (ou non) scientifique du film :
- par l’Agence Science Presse
- par le magasine Pour la science

Pour aller plus loin sur la thérapie génique
- sur l’Inserm
- sur Knowtex

La Planète des singes: origine (Rise of the Planet of the Apes), 2011
Réalisé par Rupert Wyatt
Avec James Franco, Freida Pinto, John Lithgow…
Film américain
Durée 1h50min

Note perso :

bof bof

Et bien sûr la bande annonce en VOSTF



Le DVD sur Amazon.fr :

Des poils de loup-garous

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Cette semaine est sorti Le Chaperon Rouge, une nouvelle adaptation du célèbre conte européen. Mais ici l’histoire est un peu différente et le grand méchant loup est un loup-garou. Je sens que vous me voyez venir. Oui je vais vous parler de loup-garou et de leur caractéristique d’avoir une forte pilosité.

Ce paragraphe dévoile des éléments importants de l'intrigue (alias un spoil) »

Ce qui est intéressant dans ce film est que le loup-garou est le père du chaperon rouge. Ce dernier cherche à transformer sa fille en loup-garou. Est-il alors possible d’hérité de la lycanthropie?
Tant qu’on est dans les spoilers, je trouve la fin est une magnifique illustration d’une résolution d’Oedipe, qu’en dit-vous?
Affiche du Chaperon Rouge

Affiche du Chaperon Rouge

Tout comme les porphyries érythropoïétiques peuvent expliquer le mythe des vampires, il existe une maladie rare qui pourrait, en partie, expliquer le mythe des loup-garous. Il s’agit des hypertrichoses. Comme le nom l’indique, les malades présentent un excès de poils. Si certaines versions, le plus souvent partiel (c’est-à-dire sur certaines parties du corps) peuvent être induite par des cancers, des substances ou des troubles alimentaires. D’autres sont congénitales et donc d’origine génétique. Ces cas sont très rare (une centaine de cas étudié) et peuvent être très spectaculaire.

Portrait de Tognina Gonsalvus

Portrait de Tognina Gonsalvus

Le cas le plus célèbre est le noble Petrus Gonsalvus et de sa fille Tognina Gonsalvus. Tous les deux ont été qualifiés d’homme-singe. Mais d’autres malades, présentés comme bête de foire, ont été surnommé d’autres animaux comme l’homme-lion ou le garçon-chien. Il existe différentes formes de cette maladie due à des mutations sur différents gènes. Ce qui démontre la régulation fine de notre production de poils et de cheveux. Il est également intéressant de se rendre compte que dans de nombreux cas, les cheveux qui poussent sont du même type que les cheveux qu’on a à la naissance.

Enfin, cette maladie ne doit pas être confondue à l’hirsutisme. Il s’agit de femmes présentant une pilosité semblable à celle des hommes. Les cas les plus célèbres sont les femmes à barbe. Cette pilosité apparaît à la puberté et est due à une présence important d’hormones mâles.

Encore une fois, la rareté de ces maladies rend les malades d’autant plus étranges. Dans les sociétés anciennes, les malades pouvaient être rejetés par leurs différences non comprise. Enfin les mythes tant des vampires et des loup-garous proviennent de différents événements. Je finirais (momentanément) cette série d’articles sur les mythes du vampire et des loup-garous très prochainement, un ou deux articles.

En conclusion, Le Chaperon Rouge est un film honnête qui parle de passage de l’enfance/adolescence à l’âge adulte. Si le film à l’air alléchant sur le papier : DiCaprio à la production, Gary Oldman et Amanda Seyfried devant la caméra, il souffre d’un marketing un peu mal ficelé : la bande annonce qui centre sur le triangle amoureux et la recherche du loup garou. Du coup, on ne sait plus trop si c’est un film pour adolescente fleure bleu ou plus noir et philosophique sur la nature humaine (après tout le loup-garou est une image de l’animalité en chacun de nous réprimé par la société). Mais après tout ça représente bien ce passage délicat de l’enfance à l’adolescence, symbolique souvent associé au conte originel.

Logarithme népérien

Le Chaperon Rouge (Red Riding Hood), 2011
Réalisé par Catherine Hardwicke
Avec Amanda Seyfried, Gary Oldman, Billy Burke…
Long-métrage américain
Durée 01h40min

Note perso :

bof bof

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et la bande annonce en VO

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