• Le rêve, ce mystère
     
     La semaine dernière, je suis allée voir Inception le dernier film de Christopher Nolan. Ce film est stupéfiant. Mis à part les formidables effets spéciaux, le scénario est très alambiqué comme je les aime. Pour ceux qui n'ont pas encore vu le film, je ne vais pas dévoiler trop l'intrigue. L'histoire est celle de Cobb un homme qui entre dans le rêve d'autres personnes pour y rechercher leurs plus grands secrets. Un riche industriel lui demande de faire le processus inverse à savoir implanter une idée dans la tête d'un rêveur. http://www.sciencesaucinema.fr/le-reve-ce-mystere/
  • Magnifiques mécaniques
     
      http://www.sciencesaucinema.fr/magnifiques-mecaniques/
  • La Science se fout de nos états d'âme
     
     Quand on s'attarde sur les critiques du film Création, on se rend vite compte qu'elles sont plus que mitigées. Il est vrai que si on du biopic de Darwin, on peut s'attendre à le voir jeune homme fringuant voguant sur les mers, parcourant les Galápagos… ou en vieil homme à la grande barbe défendant sa théorie (ce qu'il fit peu, se considérant comme étant un mauvais orateur). Bref de quoi être déçu par ce film intimiste qui nous présente un Darwin père de famille malade et dans sa relation privilégier avec sa fille aînée. En fait, le film présente le questionnement de Darwin vis-à-vis de sa foi face à sa découverte. Pour bien comprendre, il faut se souvenir qu'avant d'embarquer sur le Beagle, le jeune Charles se destinait à la prêtrise et qu'il aboutit à l'idée de sélection naturelle à son retour en Angleterre. Il mettra 20 ans à rendre publique son idée et devant la pression de se faire devancer par le jeune Wallace en 1858. http://www.sciencesaucinema.fr/la-science-se-fout-de-nos-etats-dame/
  • Vampires et loup-garous même combat!
     
     Je vous avez promis de vous reparler des vampires. Et bien voici un troisième article sur les vampires et leur cousins/ennemis les loups-garous. Pour cela je vais vous parler de la saga Underworld et plus précisément de 2eme Underworld évolution. Bon il faut l'avouer la saga Underworld sont des films d'actions. Ils sont loin d'être mauvais pour ne pas dire bon. N'hésitez donc pas si l'occasion vous est donnée de les voir. Je dois dire néanmoins avoir eu du mal à accrocher au troisième. http://www.sciencesaucinema.fr/vampires-et-loup-garous-meme-combat/

Le mystérieux violon

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Aujourd’hui, des chercheurs ont déclaré avoir percé le secret du vernis des violons stradivarius. Cette découverte me permet de vous parler d’un film que j’aime : Le Violon Rouge. L’histoire est assez un-résumable sans dévoilé une partie importante de l’intrigue. Mais bon je fais essayer de vous faire un condensé : on suit un violon -rouge- d’un maître luthier italien (non pas Stradivari) à travers les époques et les lieux jusqu’à nos jours.

un stradivarius (image sous les droits creative communs provenant de wikipépia)

un stradivarius (image sous les droits creative communs provenant de wikipépia)

la licence et le lieu d’origine

Dans le film, un scientifique s’acharne à comprendre le mystère du violon rouge. De même, les chercheurs ont déjà pas mal examiné sous toutes les coutures les stradivarius pour découvrir le secret de leur perfection. Devant un manque d’explication complète, les théories les plus folles circulent.

Dans l’étude qui vient d’être réalisée, les scientifiques ont travaillé en collaboration entre chercheurs (15 personnes de 7 laboratoires) mais également avec le Musée de la musique qui a fourni les 4 violons étudiés ainsi qu’une tête de viole d’amour. Rassurez-vous les violons n’ont pas été détruits, le travail ayant reposé sur une parcelle de vernis de la taille d’un grain de semoule provenant de chaque instrument. Ce n’est pas beaucoup mais ça a permis de révéler un mystère jusque là bien garder. Les chercheurs ont d’abord utilisé un microscope à UV (on utilise des UV à la place de la lumière et cela permet un meilleur grossissement par rapport à un microscope optique). Cette manipulation a mis en évidence deux couches de vernis dont la deuxième contient les pigments (rouges eux aussi).

Pour déterminer la composition chimique exacte, le vernis passe dans un accélérateur d’électron. Et, oh surprise, Stradivari utilisait un simple vernis à l’huile (comme les ébénistes ou les peintres).
Le coordinateur de cette recherche n’hésite pas à dire : « Il n’était pas non plus allé traire les abeilles de Hongrie orientale une nuit de pleine lune ». Pour préciser encore cette composition, le vernis passe d’autres « examens » : chromatographie, spectrométrie de masse, le tout pour séparer les différentes molécules qui le compose selon leurs caractéristiques chimiques et physiques. Bref une couche d’huile de peintre et une autre couche de la même huile avec de la résine de pin. Une autre surprise attendait les scientifiques, il n’y a pas un pigment rouge mais des pigments rouges. Conclusion : le vernis n’était pas là pour l’acoustique mais pour la couleur.

Pour en revenir au film, il montre bien la fascination que les gens peuvent avoir devant des instruments mythiques et la curiosité des scientifiques à percer les secrets de tout type. Mais surtout je trouve l’histoire extraordinaire. Le récit est découpé en chapitres et on ne comprend qu’à la fin le ressort complet de l’intrigue et cela mérite un deuxième visionnage pour voir que tout était là dès le début.

Le violon rouge, 1998
Réalisé par François Girard
Avec : Greta Scacchi, Jean-Luc Bideau, Anita Laurenzi…
Film canadien, britannique, italien
Durée 2h20 min

Note personnelle

Ultra méga cool

Ultra méga cool

Et voici la bande annonce en vostf (le film est à voir en vo car il y a un jeu entre les différentes langues)

La chimie du cinéma

1 Comment

Pour ce premier article, je vais vous parler du dernier film que je suis allée voir : Inglourious Basterds du grand Quentin Tarantino. Dans ce film, Tarantino rend hommage aux films de guerre (un genre que j’aime beaucoup). Comme dans tous les films de Tarantino, malgré la violence, on passe un très grand moment. Je dois également avouer que le prix d’interprétation masculine à Cannes pour Waltz est largement mérité et cette prestation vaut le prix de la place de cinéma (ainsi que Brad Pitt parlant italien). Bref je n’ai qu’un conseil aller le voir (en vo de préférence)… et lisez la suite de cet article après car il repose sur un nœud important de l’intrigue.

bobine photo de Guillaume Brialon (droit creative commons) trouvée sur flickR

bobine photo de Guillaume Brialon (droit creative commons) trouvée sur flickR

Creative commons et flickR

Bon maintenant que vous avez vu le film, entrons dans le vif du sujet : les pellicules. Non pas celles dans vos cheveux mais bien celles du cinéma et de vos appareils photos (c’est le même principe de base). La pellicule est un ruban de plastique sur lequel est posée une gélatine qui comporte des cristaux de bromure d’argent. Les photons (les petites particules de lumière) arrivent sur la pellicule durant l’exposition et excitent les cristaux qui libèrent un électron. Cet électron s’accroche à un ion Ag+ (on dit que l’ion est réduit). Cette réaction produit un atome d’argent qui sort du cristal. La gélatine permet de séparer les cristaux et d’éviter des réactions en chaines (la photo serait alors toujours comme si elle était surexposée).
Pour obtenir des photographies couleurs, plusieurs couches sont superposées et chacune ne retient que le rouge, le bleu et le vert. Les couleurs sont alors soit imprimé en négatif (les couleurs sont « inversées ») soit en positif (les couleurs sont telles qu’on les voit).
Pour obtenir le mouvement, lors de la projection, on se base sur la persistance rétinienne : on ne voit pas en continu mais les images restent 1/24e de seconde sur la rétine. D’où le fait de montrer uniquement 24 images en une seconde pour rendre l’impression de mouvement, le cerveau fait le reste.
Dans tous les cas, les pellicules sont développées et fixées. Cette étape les rendent moins sensible à la lumière (vous pouvez regarder vos négatifs sans les détruire instantanément ce qui n’est pas le cas des pellicules). Dans le cas des photos, le développement vous donne des photographies papiers (pour les pellicules dont les couleurs sont en négatif) ou des diapositives (pour les pellicules dont les couleurs sont en positif). Pour les films, ils sont copiés sur une autre pellicule composée d’un support et d’une émulsion. Dans un premier temps, le support de ces pellicules était en nitrate de cellulose, composé hautement inflammable. C’est cette propriété qui est utilisé dans le film. Un autre inconvénient de ce support était qu’il se dégradait dès sa fabrication (ce qui limitait la durée de vie des pellicules). Après 1951, on a utilisé des supports en acétate de cellulose nettement moins inflammable et plus résistant au vieillissement. A l’heure actuelle, les supports sont en estar. L’image est « imprimée » dans la gélatine par des colorants selon différentes techniques (la plus connue est le technicolor).
Sur cette pellicule, le son est codé de façon optique sur le côté. C’est une cellule photosensible qui transforme l’intensité de lumière qu’elle reçoit en impulsion électrique, elle-même traduit en son. Parfois le son est codé sous forme magnétique comme pour une cassette ou sur un CD-Rom.

Il faut reconnaitre que la pellicule est un objet en voie de disparition, remplacer peu à peu par le numérique, tout d’abord dans la photographie et bientôt (peut-être) au cinéma. Je trouve cela un peu dommage car un des avantages du cinéma sur un visionnage DVD est le côté imparfait de la pellicule. En tout cas, Inglourious Basterds présente bien le fonctionnement du cinéma dans les années 1940, que ce soit pour le montage (aux ciseaux et au scotch) que pour la projection (avec un film sur plusieurs pellicules et l’utilisation de 2 projecteurs). Et puis ça reste un Tarantino.

Logarithme népérien

Inglourious Basterds (2008)
Réalisé par Quentin Tarantino
Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz…
Film allemand, américain.
Durée 2h 33min.
Interdit aux moins de 12 ans

Note personelle

Méga cool

Méga cool

ultra méga cool

Et voici la bande annonce en vostf (elle contient de grands moments de ce film)

Plus d’infos sur ce film