• Voir le monde différement
     
     "il y a des gens parmi nous qui peuvent changer le monde parce qu'ils peuvent le voir différemment" Ram Shankar Nikumbh Après une longue absence dû à mon énorme capacité à remettre les choses au lendemain et une plongé dans le monde des séries britanniques (Doctor Who et Merlin pour ne pas les cité), je reviens et je vous présente le film indien Taare Zameer Par que l'on pourrait traduire comme Des étoiles sur Terre. Ce film raconte l'histoire d'Ishaan, un petit garçon de 8 ans, qui adore peindre et imaginer des choses mais qui ne brille pas à l'école. Pour remédier à son manque de discipline, son père l'envoie dans un pensionnat. Malheureux, Ishaan se renferme sur lui-même jusqu'à l'arrivée d'un jeune professeur Ram Shankar Nikumbh. Ce dernier découvre l'origine des problèmes scolaires du garçon : il souffre de dyslexie. http://www.sciencesaucinema.fr/voir-le-monde-differement/
  • L'impact de l'homme
     
     Vendredi, le CNRS présentait le début d'un film sur les rats qui envahissent toutes les îles et leur impact sur la biodiversité de ces écosystèmes. Cette vidéo m'a rappelé le film La Belle Verte. C'est un film philosophique sur la place de la science et de la technologie et de façon plus générale de notre société dans son ensemble. La société idéale décrite par le film est une société proche de la nature et sans hiérarchie. Si ce film est intéressant par les questions qu'il soulève, il donne de fausses réponses à mon avis. Il y a une bonne raison pour laquelle on mange de la viande (et des patates), les progrès scientifiques ont allongé l'espérance de vie de façon significative... Mais je ne parlerais pas de cela maintenant (une prochaine fois peut-être), je m'intéresserai à la fin du film quand les fils de l'héroïne se retrouve chez les aborigènes australiens et les présente comme plus "évolué" que les occidents : "ils n'ont rien abimé sur leur terre". http://www.sciencesaucinema.fr/limpact-de-lhomme/
  • Des poils de loup-garous
     
     Cette semaine est sorti Le Chaperon Rouge, une nouvelle adaptation du célèbre conte européen. Mais ici l'histoire est un peu différente et le grand méchant loup est un loup-garou. Je sens que vous me voyez venir. Oui je vais vous parler de loup-garou et de leur caractéristique d'avoir une forte pilosité. http://www.sciencesaucinema.fr/des-poils-de-loup-garous/
  • Oh Louis, Louis (Lestat)
     
      http://www.sciencesaucinema.fr/oh-louis-louis-lestat/

A qui profite le crime… euh la Science?

1 Comment

La semaine prochaine (les 25 et 26 mars), le conseil européen va décider de la stratégie économique de l’Europe. Il va en découler les orientations scientifiques de la recherche publique. Et oui, le monde de la recherche scientifique n’est pas dénué de contraintes. Bien sûr, il y a les contraintes lié à la recherche scientifique elle-même (norme dans la rédaction et évaluation par les paires), il y a également des contraintes politiques et économiques. Le film animé Steamboy présente justement ces contraintes et les dérives qu’elles peuvent entraîner.

L’histoire se passe dans l’Angleterre victorienne de 1851 et plus exactement autour de la première exposition universelle au Crystal Palace. Enfin plus exactement dans une uchronie (ou un passé alternatif). En effet des machines à vapeur n’ayant jamais existé peuplent ce film. Le jeune Ray Steam, fils et petit-fils de chercheurs, se retrouve au milieu de scientifiques aux allégeances diverses.
Il y a tout d’abord le père et le grand-père de Ray qui font financer leurs recherches par une fondation américaine. Mais cette fondation se spécialise dans la création et la vente d’armes. Le grand-père décide alors de quitter la fondation et de l’empêcher d’utiliser son travail. Le père, lui, reste fidèle à la fondation dans le seul but de continuer ses recherches, occultant les véritables motivations de la fondation.
Ray rencontrera également le chercheur Stevenson. Rival du père de Ray, il travaille pour le gouvernement britannique. En bon patriote, il lui fournit également des armes. Il pense œuvrer pour le bien des hommes en permettant à son pays de se défendre. Quant à son assistant, il montre une grande avidité. Il ne voit que son propre intérêt et son profit n’hésitant pas à retourner sa veste.
Ray, pour sa part, imagine la science et la technologie qui en découle comme une aide pour l’humanité, pour que les hommes vivent mieux. Et s’il se laisse éblouir par le progrès sous toutes ses formes, il se reprend quand il comprend la dangerosité des nouvelles armes.

Le monde étant ce qu’il est, la recherche scientifique est forcement soumise à des contraintes économiques. Elle coûte de l’argent (le matériel, les salaires…) et donc elle doit trouver des financements. Il y a bien sûr les financements privés par des entreprises espérant commercialisés les résultats à plus ou moins court termes mais il y a aussi les Etats qui veulent démontrer une certaine puissance mais aussi développer de nouvelles techniques améliorant la vie de ses citoyens ou pour ce défendre. Dans cette optique, des pans entiers de la recherche sont développé à tout pris pour ne pas se laisser distancer et avoir à payer pour utiliser des techniques brevetées ou pire être sous la menace d’une arme puissante. La question du financement de la recherche est très importante car de la réponse découlera le monde à venir (enfin en partie).

Logarithme népérien

Steamboy (suchīmubōi), 2004
Réalisé par Katsuhiro Ôtomo
Avec Kiyoshi Kodama, Manami Konishi, David S. Lee…
Film d’animation japonais
Durée 2h06

Note perso :

Cool

Cool

Et voici la bande annonce en version française (pour une fois)

Magnifiques mécaniques

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Chose peu commune, l’article d’aujourd’hui met en parallèle un film et une exposition. Certes l’exposition est une exposition d’art-science. L’art-science, c’est la rencontre entre un artiste et un scientifique pour créer quelque chose de nouveau. Bon personnellement, je pense que c’est plus l’utilisation par un artiste de techniques nouvelles issues des laboratoires scientifique, peut-être que ces utilisations obligent les ingénieurs (ou les chercheurs) à modifier ces techniques. Mais bon, ce n’est pas pour ça que ce n’est pas intéressant, bien au contraire.

Entrons dans le vif du sujet, il s’agit de l’exposition Mécaniques poétiques présente du 3 octobre au 20 décembre à La Casemate de Grenoble. Cette exposition a été crée par le groupe EZ3kiel en résidence depuis un an à l’atelier art-science du CEA et de l’hexagone de Meylan. L’exposition repose essentiellement sur des instruments de musique d’un nouveau genre. Ces instruments reposent sur des puces RFID (comme dans les passeports biométriques ou les antivols des disquaires) ou des capteurs de mouvements… C’est donc le visiteur, qui en jouant avec ces instruments, crée la musique de sa visite. Le seul bémol est le manque d’explication scientifique sur comment marche ses fabuleux instruments (mais je n’ai visité l’exposition qu’au milieu de la foule de l’inauguration hier soir).

Mais quel rapport avec le cinéma ou un film, me direz-vous. Nous y arrivons : pour l’esthétique (que j’adore). Plutôt que d’essayer de vous la décrire, je vous dirais qu’elle est semblable à celle du film La cité des enfants perdus J.P. Jeunet, un de mes réalisateurs préférés. Même si les ton de noir et de vert domine dans les deux (exposition et film), l’exposition est plus légère et féerique, un peu magique. L’exposition et le film présentent des machines à engrenages. De magnifiques engrenages en laitons rappelant les machines du XIXe siècle. Ce qui rappelle le plus l’exposition dans le film est Irvin, cerveau dans un aquarium relié au monde par divers appareils. Juste pour vous donner une idée.

La cité des enfants perdus présente aussi une relation entre art et science dans le sens que c’est une œuvre artistique qui questionne la Science. C’est ce genre de relation entre art et science qui m’intéresse et qui a donné naissance à ce blog. Le film de Jeunet soulève d’intéressante question par rapport au génie génétique (clonage, création d’êtres vivants), à l’amélioration de l’homme par la technique… Je reviendrais sur ces questions dans des articles prochains.

En conclusion, allez visiter l’exposition d’EZ3kiel (ou au moins découvrez l’univers de Naphtaline) et (re)voyez le film de Jeunet.

Logarithme népérien

P.S. : Mon top 4 des longs métrages (je n’ai pas vu Alien, la résurrection) de Jeunet :
1 Delicatessen
2 La cité des enfants perdus
3 Un long dimanche de fiançailles
4 Le fabuleux destin d’Amélie Poulain
Et j’attends avec impatience MicMacs à Tire-larigot

La cité des enfants perdus, 1994
Réalisé par Jean-Pierre Jeunet, Marc Caro
Avec Ron Perlman, Judith Vittet, Daniel Emilfork…
Film français, canadien.
Durée 1h52

Note personnelle :

Ultra méga cool

Ultra méga cool

Et voici la bande annonce

Plus d’infos sur ce film