• Zombies humains et animaux
     
     Hier, je suis allée voir Paul au cinéma. Dans ce film très référencé dans sous-culture geek, Simon Pegg et Nick Frost font une rencontre du 3e type. Mais ce n'est pas de ce film que je vais parler aujourd'hui mais du premier film mettant en scène ces deux acteurs : Shaun of the Dead. C'est un film de zombie mi-parodique mi-hommage à ce genre. Et oui après les vampires et les loup-garous, je m'attaque aux zombies. http://www.sciencesaucinema.fr/zombies-humains-et-animaux/
  • Des poils de loup-garous
     
     Cette semaine est sorti Le Chaperon Rouge, une nouvelle adaptation du célèbre conte européen. Mais ici l'histoire est un peu différente et le grand méchant loup est un loup-garou. Je sens que vous me voyez venir. Oui je vais vous parler de loup-garou et de leur caractéristique d'avoir une forte pilosité. http://www.sciencesaucinema.fr/des-poils-de-loup-garous/
  • Oh Louis, Louis (Lestat)
     
      http://www.sciencesaucinema.fr/oh-louis-louis-lestat/
  • L'impact de l'homme
     
     Vendredi, le CNRS présentait le début d'un film sur les rats qui envahissent toutes les îles et leur impact sur la biodiversité de ces écosystèmes. Cette vidéo m'a rappelé le film La Belle Verte. C'est un film philosophique sur la place de la science et de la technologie et de façon plus générale de notre société dans son ensemble. La société idéale décrite par le film est une société proche de la nature et sans hiérarchie. Si ce film est intéressant par les questions qu'il soulève, il donne de fausses réponses à mon avis. Il y a une bonne raison pour laquelle on mange de la viande (et des patates), les progrès scientifiques ont allongé l'espérance de vie de façon significative... Mais je ne parlerais pas de cela maintenant (une prochaine fois peut-être), je m'intéresserai à la fin du film quand les fils de l'héroïne se retrouve chez les aborigènes australiens et les présente comme plus "évolué" que les occidents : "ils n'ont rien abimé sur leur terre". http://www.sciencesaucinema.fr/limpact-de-lhomme/

La Science se fout de nos états d’âme

No Comments

Cette semaine sort le film Pirates ! Bon à rien, mauvais en tout. Si le titre peut faire craindre sur la qualité du film (rajouté à cela que c’est en 3D), il n’en est rien quand on regarde de plus près. Il s’agit du nouveau film d’animation en pâte à modeler des créateurs de Chicken Run et Wallace et Gommit. D’un coup, on est rassuré. Et quand on voit le titre anglais original : The Pirates! In an Adventure with Scientists, on se dit qu’on a toutes les raisons du monde de s’y intéresser. Le premier scientifique rencontré par nos amis pirates est Charles Darwin. Mais ce film n’est pas le seul à s’intéresser à Darwin. Ainsi, suivant la tendance de ces dernières années sur les biopics, Charles a eut le droit au sien avec Paul Bettany dans le rôle principal. Le film s’appelle Création au cinéma mais le DVD français sorti aux éditions TF1Video s’intitule Au commencement (faut avouer que ça n’aide pas la recherche du spectateur désireux de voir ce film).

Quand on s’attarde sur les critiques du film, on se rend vite compte qu’elles sont plus que mitigées. Il est vrai que si on du biopic de Darwin, on peut s’attendre à le voir jeune homme fringuant voguant sur les mers, parcourant les Galápagos… ou en vieil homme à la grande barbe défendant sa théorie (ce qu’il fit peu, se considérant comme étant un mauvais orateur). Bref de quoi être déçu par ce film intimiste qui nous présente un Darwin père de famille malade et dans sa relation privilégier avec sa fille aînée. En fait, le film présente le questionnement de Darwin vis-à-vis de sa foi face à sa découverte. Pour bien comprendre, il faut se souvenir qu’avant d’embarquer sur le Beagle, le jeune Charles se destinait à la prêtrise et qu’il aboutit à l’idée de sélection naturelle à son retour en Angleterre. Il mettra 20 ans à rendre publique son idée et devant la pression de se faire devancer par le jeune Wallace en 1858.

More

L’avantage de mimer les autres

No Comments

De retour de mes vacances, j’ai eu le plaisir de découvrir les 3 épisodes de PodscastScience sur l’arbre du vivant (ici, ici et ). Du coup je ne résiste pas à écrire un article sur l’évolution avec un de mes films historiques préférés avec Master & Commander de l’autre côté du monde. Oui, ce film se déroule bien avant 1859 et donc avant la publication de L’Origine des Espèces de ce cher Darwin. Le chirurgien du bord, Dr Maturin, est un naturaliste. Il profite des haltes pour décrire les espèces d’animaux et de végétaux qu’il voit espérant trouver de nouvelles espèces. En cela, il est représentatif de nombre de naturalistes du XIXe siècle qui voyageait d’un bout à l’autre du globe, comme Darwin. Il est d’ailleurs aux anges aux Galápagos. C’est en effet archipel éloigné de tout continent ayant donc une faune et flore particulière (le mythe veut que ce soit là que Darwin eut pour la première fois l’idée de la sélection naturelle). Mais les obligations militaires l’oblige à quitter prématurément son paradis alors qu’il semble à deux doigts de comprendre le mécanisme de la sélection naturelle.

Mais je ne vais pas vous parler de sélection naturelle mais de mimétisme. C’est ce stratagème qu’il souffle au capitaine Aubrey pour surprendre les Français (dans le livre ce sont des Américains mais vu que ce sont eux qui font le film….). Ce stratagème consiste à se laisser aborder en se faisant passer pour un baleinier. Il présente pour illustrer son propos le phasme (voir la photo) qui ressemble à une branchette qui tremble comme l’une d’elles.

Ctenomorpha chronus02
Ctenomorpha chronus (source wikimedia commons licence by sa)

Dans les années qui suivirent la publication de l’Origine des Espèces, Bates décrit un type de mimétisme, dit batésien. Il explique que des espèces non venimeuse coévolue avec des espèces venimeuses pour avoir une apparence semblable. Les prédateurs apprennent à ne pas manger et/ou éviter les espèces venimeuses. De même, ces mêmes prédateurs éviteront des individus qui y ressemble. Ces derniers seront favorisés et pourront donner une espèce qui sera très similaire à l’espèce venimeuse. C’est le cas entre le serpent corail (venimeux) et la couleuvre faux-corail (non-venimeuse).

Serpent corail et couleuvre faux corail (images provennant de wikimedia commons)

Quelques années après c’est Müllerqui décrit un autre mimétisme. Cette fois, ce sont les espèces vénéneuses qui convergent (qui sont sélectionnés sur les mêmes critères). Ces espèces présentent les mêmes types de couleurs ou de formes que les prédateurs apprennent à reconnaitre comme signe de toxicité. Cela est favorable aux deux espèces puisque le prédateur apprend à éviter une seule apparence, un peu comme les panneaux de la route où un interdit est très souvent un panneau rond cerclé de rouge. C’est le mimétisme mullérien (les scientifiques ne vont pas forcement loin pour nommer les choses).

Enfin le camouflage est l’évolution de l’apparence d’une espèce pour ressembler à des éléments de son environnement. Les prédateurs ne distinguent plus alors leurs proies potentielles de l’environnement. Les phasmes en sont le parfait exemple.

Pour en revenir au film, il faut également reconnaitre que les bateaux de l’époque ont une certaine élégance. Rien que pour ça, le film vaut le coup alors avec des batailles et Paul Bettany en plus…

Logarithme népérien

Master and commander : de l’autre côté du monde (Master and Commander : The Far Side of the World), 2003
Réalisé par Peter Weir
Avec Russell Crowe, Paul Bettany…
Film américain
Durée : 2h 14min

Note perso :

Cool

La bande annonce et pour une fois en français

Plus d’infos sur ce film

Nous sommes tous des mutants!

6 Comments

Cette semaine est sorti sur nos écrans, X-men : le commencement, cinquième épisode de la saga X-men. Mais je vais m’intéresser au premier film de cette saga. Celui-ci commence par un monologue sur la mutation et l’évolution. Je vous les ai retranscrit ci-dessus :
« La mutation : c’est la clé de notre évolution. C’est elle qui nous a menés de l’état de simple cellule à l’espèce dominante de notre planète. Le processus est long et remonte à la nuit des temps. Mais tous les 2 à 3 milles ans, l’évolution fait un bon en avant. » (X-men, traduction française)
Le sujet principal des comics puis de ses adaptations est le rejet d’une minorité par la société et comment le vivent les membres de cette société, en particulier à adolescence. La « mutation » n’est alors qu’un prétexte pour exploiter ce sujet. Mais revenons à la vérité scientifique sur la mutation et son rôle dans l’évolution.

Lego X-Men
Lego X-Men by Rob Young

Une mutation est une modification d’une molécule d’ADN ce qui modifie plus ou moins le plan/mode d’emploi de notre organisme (ou de tout organisme vivant). Cette modification peut avoir plusieurs effets soit ça ne change rien soit c’est négatif pour l’organisme (quelque chose marche moins bien ou ça conduit à la mort de l’individu) soit c’est positif (l’individu se reproduit mieux ou vit plus longtemps). La mutation est à la base de l’évolution car c’est elle qui apporte de la variabilité que la sélection naturelle peut sélectionner, la migration propager et la dérive génétique … dériver (la dérive est dû à un phénomène de tirage aléatoire des variation d’un gène lors de la reproduction). Pour les organismes pluricellulaires, seules les mutations touchant les cellules impliquées dans la reproduction ont une importance d’un point de vu évolutif. En effet, l’évolution fonctionne sur les différences de générations en générations. Donc si la mutation n’est pas transmise, les mécanismes de l’évolution ne pourront pas agir sur elle pour l’éliminer ou la favoriser.

Les mutations arrivent au hasard mais deux théories se sont affrontées avant de tomber sur un consensus. La première explique que les mutations ont lieux tout le temps entrainant une évolution lente et progressive des espèces. L’autre, reposant sur paléontologique, explique que les espèces sont stable puis à un moment (changement rapide de l’environnement) les mutations s’accumulent rapidement permettant une évolution rapide de l’espèce. A l’heure actuelle, les scientifiques pensent que les mutations apparaissent au hasard, sont peu sélectionner la plupart du temps mais lors de grand changement de l’environnement les mutations peuvent être sélectionnée beaucoup plus « rapidement » à l’échelle paléontologique (ça dépend de leurs effets).

Pour en revenir à X-men, le problème « scientifique » est qu’une seule mutation ne peut engendrer de tel pouvoir sans parler de leur diversité mais on ne regarde pas X-men (ou même tout autre film) pour son réalisme scientifique. Laissons aux conteurs (scénaristes, réalisateurs…) la liberté de raconter des histoires en dehors du carcan de la réalité.
Reste une bonne saga (surtout les 2 premiers opus) qui pose la question de la différence dans nos société et peut-être aussi aux humains augmentés (j’y reviendrais sûrement).

Pour aller plus loin sur la question de l’évolution et la saga X-men, je vous propose de voir le dernier épisode de la série Science & Fiction de UniverscienceTV ainsi que la Une de Knowtex.

Logarithme népérien

X-men, 2000
Réalisé par Bryan Singer
Avec Hugh Jackman, Ian McKellen, Patrick Stewart
Film américain
Durée 1h40

Note perso :

Ultra méga cool

Et la bande annonce du premier (en vo non sous-titrée)

Older Entries