{"id":1825,"date":"2009-09-01T19:15:35","date_gmt":"2009-09-01T17:15:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/?p=4"},"modified":"2019-11-28T18:00:09","modified_gmt":"2019-11-28T17:00:09","slug":"la-chimie-du-cinema","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/2009\/09\/01\/la-chimie-du-cinema\/","title":{"rendered":"La chimie du cin\u00e9ma"},"content":{"rendered":"<span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture estim\u00e9 :<\/span> <span class=\"rt-time\"> 3<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span><p style=\"text-align: justify;\">Pour ce premier article, je vais vous parler du dernier film que je suis all\u00e9e voir : <em>Inglourious Basterds<\/em> du grand Quentin Tarantino. Dans ce film, Tarantino rend hommage aux films de guerre (un genre que j&rsquo;aime beaucoup). Comme dans tous les films de Tarantino, malgr\u00e9 la violence, on passe un tr\u00e8s grand moment. Je dois \u00e9galement avouer que le prix d&rsquo;interpr\u00e9tation masculine \u00e0 Cannes pour Waltz est largement m\u00e9rit\u00e9 et cette prestation vaut le prix de la place de cin\u00e9ma (ainsi que Brad Pitt parlant italien). Bref je n&rsquo;ai qu&rsquo;un conseil aller le voir (en vo de pr\u00e9f\u00e9rence)&#8230; et lisez la suite de cet article apr\u00e8s car il repose sur un n\u0153ud important de l&rsquo;intrigue.<\/p>\n<figure id=\"attachment_7\" aria-describedby=\"caption-attachment-7\" style=\"width: 333px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7\" title=\"bobine\" src=\"http:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2009\/09\/bobine1.jpg\" alt=\"bobine photo de Guillaume Brialon (droit creative commons) trouv\u00e9e sur flickR\" width=\"333\" height=\"500\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-7\" class=\"wp-caption-text\">bobine photo de Guillaume Brialon (droit <a href=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-sa\/2.0\/deed.fr\">Creative commons <\/a>) trouv\u00e9e sur <a href=\"http:\/\/www.flickr.com\/photos\/guillaumebrialon\/3722506005\/\">flickR<\/a><\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bon maintenant que vous avez vu le film, entrons dans le vif du sujet : les pellicules. Non pas celles dans vos cheveux mais bien celles du cin\u00e9ma et de vos appareils photos (c&rsquo;est le m\u00eame principe de base). La pellicule est un ruban de plastique sur lequel est pos\u00e9e une g\u00e9latine qui comporte des cristaux de bromure d&rsquo;argent. Les photons (les petites particules de lumi\u00e8re) arrivent sur la pellicule durant l&rsquo;exposition et excitent les cristaux qui lib\u00e8rent un \u00e9lectron. Cet \u00e9lectron s&rsquo;accroche \u00e0 un ion Ag+ (on dit que l&rsquo;ion est r\u00e9duit). Cette r\u00e9action produit un atome d&rsquo;argent qui sort du cristal. La g\u00e9latine permet de s\u00e9parer les cristaux et d&rsquo;\u00e9viter des r\u00e9actions en chaines (la photo serait alors toujours comme si elle \u00e9tait surexpos\u00e9e).<br \/>\nPour obtenir des photographies couleurs, plusieurs couches sont superpos\u00e9es et chacune ne retient que le rouge, le bleu et le vert. Les couleurs sont alors soit imprim\u00e9 en n\u00e9gatif (les couleurs sont \u00ab\u00a0invers\u00e9es\u00a0\u00bb) soit en positif (les couleurs sont telles qu&rsquo;on les voit).<br \/>\nPour obtenir le mouvement, lors de la projection, on se base sur la persistance r\u00e9tinienne : on ne voit pas en continu mais les images restent 1\/24e de seconde sur la r\u00e9tine. D&rsquo;o\u00f9 le fait de montrer uniquement 24 images en une seconde pour rendre l&rsquo;impression de mouvement, le cerveau fait le reste.<br \/>\nDans tous les cas, les pellicules sont d\u00e9velopp\u00e9es et fix\u00e9es. Cette \u00e9tape les rendent moins sensible \u00e0 la lumi\u00e8re (vous pouvez regarder vos n\u00e9gatifs sans les d\u00e9truire instantan\u00e9ment ce qui n&rsquo;est pas le cas des pellicules). Dans le cas des photos, le d\u00e9veloppement vous donne des photographies papiers (pour les pellicules dont les couleurs sont en n\u00e9gatif) ou des diapositives (pour les pellicules dont les couleurs sont en positif). Pour les films, ils sont copi\u00e9s sur une autre pellicule compos\u00e9e d&rsquo;un support et d&rsquo;une \u00e9mulsion. Dans un premier temps, le support de ces pellicules \u00e9tait en nitrate de cellulose, compos\u00e9 hautement inflammable. C&rsquo;est cette propri\u00e9t\u00e9 qui est utilis\u00e9 dans le film. Un autre inconv\u00e9nient de ce support \u00e9tait qu&rsquo;il se d\u00e9gradait d\u00e8s sa fabrication (ce qui limitait la dur\u00e9e de vie des pellicules). Apr\u00e8s 1951, on a utilis\u00e9 des supports en ac\u00e9tate de cellulose nettement moins inflammable et plus r\u00e9sistant au vieillissement. A l&rsquo;heure actuelle, les supports sont en estar. L&rsquo;image est \u00ab\u00a0imprim\u00e9e\u00a0\u00bb dans la g\u00e9latine par des colorants selon diff\u00e9rentes techniques (la plus connue est le technicolor).<br \/>\nSur cette pellicule, le son est cod\u00e9 de fa\u00e7on optique sur le c\u00f4t\u00e9. C&rsquo;est une cellule photosensible qui transforme l&rsquo;intensit\u00e9 de lumi\u00e8re qu&rsquo;elle re\u00e7oit en impulsion \u00e9lectrique, elle-m\u00eame traduit en son. Parfois le son est cod\u00e9 sous forme magn\u00e9tique comme pour une cassette ou sur un CD-Rom.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut reconnaitre que la pellicule est un objet en voie de disparition, remplacer peu \u00e0 peu par le num\u00e9rique, tout d&rsquo;abord dans la photographie et bient\u00f4t (peut-\u00eatre) au cin\u00e9ma. Je trouve cela un peu dommage car un des avantages du cin\u00e9ma sur un visionnage DVD est le c\u00f4t\u00e9 imparfait de la pellicule. En tout cas, <em>Inglourious Basterds <\/em>pr\u00e9sente bien le fonctionnement du cin\u00e9ma dans les ann\u00e9es 1940, que ce soit pour le montage (aux ciseaux et au scotch) que pour la projection (avec un film sur plusieurs pellicules et l&rsquo;utilisation de 2 projecteurs). Et puis \u00e7a reste un Tarantino.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Logarithme n\u00e9p\u00e9rien<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Inglourious Basterds (2008)<br \/>\nR\u00e9alis\u00e9 par Quentin Tarantino<br \/>\nAvec Brad Pitt, M\u00e9lanie Laurent, Christoph Waltz&#8230;<br \/>\nFilm allemand, am\u00e9ricain.<br \/>\nDur\u00e9e 2h 33min.<br \/>\nInterdit aux moins de 12 ans<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Note personelle<\/p>\n<figure id=\"attachment_68\" aria-describedby=\"caption-attachment-68\" style=\"width: 150px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-68\" title=\"lapinoutropm\u00e9gacolorredimrecol\" src=\"http:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/lapinoutropm\u00e9gacolorredimrecol.jpg\" alt=\"M\u00e9ga cool\" width=\"150\" height=\"256\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-68\" class=\"wp-caption-text\">M\u00e9ga cool<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">ultra m\u00e9ga cool<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et voici la bande annonce en vostf (elle contient de grands moments de ce film)<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Inglourious Basterds - Bande annonce 2 VOST\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/5oMA0S23gts?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture estim\u00e9 :<\/span> <span class=\"rt-time\"> 3<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span>Pour ce premier article, je vais vous parler du dernier film que je suis all\u00e9e voir : Inglourious Basterds du grand Quentin Tarantino. Dans ce film, Tarantino rend hommage aux films de guerre (un genre que j&rsquo;aime beaucoup). Comme dans tous les films de Tarantino, malgr\u00e9 la violence, on passe un tr\u00e8s grand moment. Je dois \u00e9galement avouer que le prix d&rsquo;interpr\u00e9tation masculine \u00e0 Cannes pour Waltz est largement m\u00e9rit\u00e9 et cette prestation vaut le prix de la place de cin\u00e9ma (ainsi que Brad Pitt parlant italien). Bref je n&rsquo;ai qu&rsquo;un conseil aller le voir (en vo de pr\u00e9f\u00e9rence)&#8230; et lisez la suite de cet article apr\u00e8s car il repose sur un n\u0153ud important de l&rsquo;intrigue.<\/p>\n<p>Bon maintenant que vous avez vu le film, entrons dans le vif du sujet : les pellicules.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2035,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[76],"series":[],"class_list":["post-1825","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-chimie","tag-tarantino"],"aioseo_notices":[],"amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1825","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1825"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1825\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2527,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1825\/revisions\/2527"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2035"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1825"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1825"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1825"},{"taxonomy":"series","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/series?post=1825"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}