{"id":2767,"date":"2024-07-19T16:00:00","date_gmt":"2024-07-19T14:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/?p=2767"},"modified":"2024-07-17T16:50:11","modified_gmt":"2024-07-17T14:50:11","slug":"house-of-the-dragon-si-les-dragons-existaient-comment-pourraient-ils-cracher-du-feu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/2024\/07\/19\/house-of-the-dragon-si-les-dragons-existaient-comment-pourraient-ils-cracher-du-feu\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0House of the Dragon\u00a0\u00bb\u00a0: si les dragons existaient, comment pourraient-ils cracher du\u00a0feu\u00a0?"},"content":{"rendered":"<span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture estim\u00e9 :<\/span> <span class=\"rt-time\"> 4<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span>\n<p><a href=\"https:\/\/theconversation.com\/profiles\/mark-lorch-91662\">Mark Lorch<\/a>, <em><a href=\"https:\/\/theconversation.com\/institutions\/university-of-hull-1191\">University of Hull<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/pourquoi-les-mondes-imaginaires-sont-ils-de-plus-en-plus-populaires-201413\">pays fantastique<\/a> de Westeros, imagin\u00e9 par George R.R. Martin et port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran dans <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/fr\/topics\/game-of-thrones-27927\"><em>Game of Thrones<\/em><\/a> et <em>House of the Dragon<\/em>, le spectacle des dragons crachant du feu captive le public gr\u00e2ce \u00e0 un savant m\u00e9lange de mythes et de fantastique. Pour moi en tout cas, j\u2019y vois \u00e9galement aussi une curiosit\u00e9 scientifique.<\/p>\n\n\n\n<p>Les images de dragons d\u00e9cha\u00eenant des torrents de flammes dans la nouvelle saison de <em>House of the Dragon<\/em> m\u2019ont fait r\u00e9fl\u00e9chir&nbsp;: si les dragons existaient, quels m\u00e9canismes biologiques et quelles r\u00e9actions chimiques pourraient-ils utiliser dans le monde r\u00e9el&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Mais d\u2019abord, un rappel de chimie. Pour allumer et entretenir une flamme, nous avons besoin de trois composants&nbsp;: un combustible, un agent oxydant dit aussi comburant \u2013 g\u00e9n\u00e9ralement l\u2019oxyg\u00e8ne de l\u2019air \u2013 et une source de chaleur pour initier et entretenir la combustion.<\/p>\n\n\n\n<p>Commen\u00e7ons par le combustible. Le m\u00e9thane pourrait \u00eatre un candidat. Les animaux en produisent lors de la digestion. Les images de Westeros montrent que les dragons mangent volontiers des moutons. Cependant, nos dragons aliment\u00e9s au m\u00e9thane devraient avoir un r\u00e9gime alimentaire et un syst\u00e8me digestif <a href=\"https:\/\/www.radiofrance.fr\/franceculture\/podcasts\/la-methode-scientifique\/methane-oh-la-vache-2630816\">plus proche de celui d\u2019une vache<\/a> pour produire suffisamment de gaz pour br\u00fbler une ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Le stockage de quantit\u00e9s suffisantes de m\u00e9thane pose \u00e9galement un probl\u00e8me. Une bouteille de m\u00e9thane typique peut \u00eatre con\u00e7ue pour une pression de 150&nbsp;atmosph\u00e8res, alors que m\u00eame un intestin gonfl\u00e9 ne peut tol\u00e9rer qu\u2019un peu plus d\u2019une atmosph\u00e8re. Il n\u2019existe donc aucune base biologique permettant aux animaux terrestres de stocker des gaz \u00e0 haute pression.<\/p>\n\n\n\n<p>Une meilleure solution serait alors un liquide. L\u2019\u00e9thanol pourrait \u00eatre une option. Peut-\u00eatre nos dragons ont-ils une cuve de levure en fermentation dans leurs entrailles, ou pourraient-ils avoir un syst\u00e8me m\u00e9tabolique similaire \u00e0 celui du poisson <em>Cyprinodon diabolis<\/em>, qui vit dans les sources d\u2019eau chaude du Nevada, aux \u00c9tats-Unis. <a href=\"https:\/\/journals.biologists.com\/jeb\/article\/218\/23\/3739\/14420\/Paradoxical-anaerobism-in-desert-pupfish\">Dans des conditions de faible teneur en oxyg\u00e8ne<\/a>, ces poissons adoptent une forme de respiration qui produit de l\u2019\u00e9thanol.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, le stockage est une fois de plus un probl\u00e8me. L\u2019\u00e9thanol traverse rapidement les membranes biologiques, et le conserver \u00e0 des concentrations \u00e9lev\u00e9es et pr\u00eat \u00e0 \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9 au signal <a href=\"https:\/\/inews.co.uk\/culture\/television\/dracarys-meaning-missandei-high-valyrian-game-of-thrones-season-8-episode-4-daenerys-288199\">\u00ab&nbsp;dracarys&nbsp;\u00bb<\/a> (qui se traduit par \u00ab&nbsp;feu de dragon&nbsp;\u00bb dans la langue fictive du haut valyrien) n\u00e9cessiterait une biologie d\u2019un autre monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Donc, si nous nous en tenons \u00e0 des explications ayant au moins un pied dans la biologie du monde r\u00e9el, mon option pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e est quelque chose plus semblable \u00e0 de l\u2019huile. Comme le savent tous ceux qui ont accidentellement mis le feu \u00e0 une po\u00eale \u00e0 frire, cette derni\u00e8re peut \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de flammes redoutables. Il existe une base biologique pour cela chez les <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Fulmar\">fulmars<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces oiseaux des r\u00e9gions polaires produisent une huile gastrique riche en \u00e9nergie qu\u2019ils r\u00e9gurgitent pour nourrir leurs oisillons. Cette huile a \u00e9galement un effet dissuasif. Lorsqu\u2019il est menac\u00e9, le fulmar vomit cette huile collante et naus\u00e9abonde sur ses pr\u00e9dateurs. Heureusement, ces oiseaux n\u2019ont pas encore trouv\u00e9 le moyen d\u2019enflammer leur huile.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"754\" height=\"509\" src=\"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/image-1.jpeg\" alt=\"Oiseau blanc et gris, qui ressemble \u00e0 une mouette, avec le bec ouvert\" class=\"wp-image-2771\" srcset=\"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/image-1.jpeg 754w, https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/image-1-300x203.jpeg 300w, https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/image-1-250x169.jpeg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Vous n\u2019avez pas envie de vous prendre le bec avec un fulmar. <a href=\"https:\/\/www.shutterstock.com\/image-photo\/close-calling-northern-fulmar-fulmarus-glacialis-1370795249\">Giedriius\/Shutterstock<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Alimenter les flammes<\/h2>\n\n\n\n<p>Maintenant que nous disposons d\u2019une source de combustible, int\u00e9ressons-nous au comburant. Comme pour la plupart des incendies, il s\u2019agira probablement d\u2019oxyg\u00e8ne. Cependant, il faudra plus que l\u2019oxyg\u00e8ne dans l\u2019air ambiant pour g\u00e9n\u00e9rer un jet d\u2019huile enflamm\u00e9e sous pression suffisamment chaud pour faire fondre un tr\u00f4ne de fer. L\u2019oxyg\u00e8ne doit \u00eatre bien m\u00e9lang\u00e9 au combustible. Plus l\u2019oxyg\u00e8ne est abondant, plus la flamme est chaude.<\/p>\n\n\n\n<p>Un dragon pourrait s\u2019inspirer de la chimie utilis\u00e9e par les <a href=\"https:\/\/www.nationalgeographic.fr\/animaux\/attaques-animales-bombe-ce-coleoptere-bombardier-est-encercle-mais-il-a-une-arme-secrete\">col\u00e9opt\u00e8res bombardiers<\/a>. Cet insecte a d\u00e9velopp\u00e9 des r\u00e9servoirs adapt\u00e9s au stockage du peroxyde d\u2019hydrog\u00e8ne (le produit utilis\u00e9 pour d\u00e9colorer les cheveux). Lorsqu\u2019il est menac\u00e9, le col\u00e9opt\u00e8re pousse le peroxyde d\u2019hydrog\u00e8ne dans un vestibule contenant des enzymes qui le d\u00e9composent rapidement en eau et en oxyg\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une <a href=\"https:\/\/www.futura-sciences.com\/sciences\/definitions\/chimie-exothermique-3602\/\">r\u00e9action exothermique<\/a>, qui transf\u00e8re de l\u2019\u00e9nergie \u00e0 l\u2019environnement et, dans ce cas, augmente la temp\u00e9rature du m\u00e9lange jusqu\u2019au point d\u2019\u00e9bullition. La r\u00e9action est si agressive qu\u2019elle est parfois utilis\u00e9e pour propulser des fus\u00e9es. L\u2019augmentation de la pression caus\u00e9e par la production rapide d\u2019oxyg\u00e8ne et l\u2019\u00e9bullition de l\u2019eau force le m\u00e9lange nocif \u00e0 sortir d\u2019un \u00e9vent dans l\u2019abdomen du col\u00e9opt\u00e8re et \u00e0 se diriger vers sa proie ou son pr\u00e9dateur.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"754\" height=\"525\" src=\"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/image.jpeg\" alt=\"Gros plan d\u2019un col\u00e9opt\u00e8re bombardier orange\" class=\"wp-image-2770\" srcset=\"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/image.jpeg 754w, https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/image-300x209.jpeg 300w, https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/image-243x169.jpeg 243w\" sizes=\"auto, (max-width: 754px) 100vw, 754px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les col\u00e9opt\u00e8res bombardiers stockent le peroxyde d\u2019hydrog\u00e8ne dans leur corps. <a href=\"https:\/\/www.shutterstock.com\/image-photo\/bombardier-beetle-brachinus-alternans-91589084\">johannviloria\/Shutterstock<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Si elle est utilis\u00e9e par un dragon, cette r\u00e9action pr\u00e9sente quelques caract\u00e9ristiques int\u00e9ressantes. Elle cr\u00e9erait la haute pression n\u00e9cessaire pour alimenter le jet de carburant, la r\u00e9action exothermique chaufferait l\u2019huile, ce qui la rendrait plus apte \u00e0 la combustion, et surtout, elle g\u00e9n\u00e9rerait de l\u2019oxyg\u00e8ne qui alimenterait la r\u00e9action de combustion.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout ce dont le dragon a besoin, c\u2019est d\u2019une sorte d\u2019\u00e9quivalent biologique \u00e0 un carburateur de moteur \u00e0 essence pour m\u00e9langer l\u2019huile \u00e0 l\u2019oxyg\u00e8ne et cr\u00e9er un m\u00e9lange explosif. En prime, le m\u00e9lange en \u00e9ruption formerait probablement un fin brouillard de gouttelettes d\u2019huile, comme un a\u00e9rosol, qui s\u2019enflammerait d\u2019autant mieux.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019\u00e9tincelle<\/h2>\n\n\n\n<p>Enfin, nous avons besoin d\u2019une \u00e9tincelle pour enflammer le m\u00e9lange. Pour cela, je sugg\u00e9rerais que les dragons ont d\u00e9velopp\u00e9 un organe \u00e9lectrique similaire \u00e0 celui que l\u2019on trouve chez de nombreux poissons, en particulier les <a href=\"https:\/\/www.nationalgeographic.fr\/animaux\/comment-et-pourquoi-ces-animaux-produisent-ils-de-lelectricite\">anguilles \u00e9lectriques<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces organes peuvent g\u00e9n\u00e9rer de br\u00e8ves impulsions allant jusqu\u2019\u00e0 600&nbsp;volts, ce qui suffit \u00e0 cr\u00e9er une \u00e9tincelle dans l\u2019air. Si ces \u00e9tincelles se forment sur les conduits situ\u00e9s \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la bouche d\u2019un dragon, elles peuvent enflammer le jet \u00e0 haute pression d\u2019huile et d\u2019oxyg\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si nous ne verrons jamais un dragon d\u00e9cha\u00eener des torrents de flammes en dehors du domaine de la fiction, il est int\u00e9ressant de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la science qui se cache derri\u00e8re la fantasy. Alors, la prochaine fois que vous verrez un Targaryen commander des \u00ab&nbsp;dracarys&nbsp;\u00bb, pensez \u00e0 la biologie qui se cache derri\u00e8re ce brasier magique.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/theconversation.com\/profiles\/mark-lorch-91662\">Mark Lorch<\/a>, Professor of Science Communication and Chemistry, <em><a href=\"https:\/\/theconversation.com\/institutions\/university-of-hull-1191\">University of Hull<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cet article est republi\u00e9 \u00e0 partir de <a href=\"https:\/\/theconversation.com\">The Conversation<\/a> sous licence Creative Commons. Lire l\u2019<a href=\"https:\/\/theconversation.com\/house-of-the-dragon-si-les-dragons-existaient-comment-pourraient-ils-cracher-du-feu-233006\">article original<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><span class=\"span-reading-time rt-reading-time\" style=\"display: block;\"><span class=\"rt-label rt-prefix\">Temps de lecture estim\u00e9 :<\/span> <span class=\"rt-time\"> 4<\/span> <span class=\"rt-label rt-postfix\">minutes<\/span><\/span>Dans le pays fantastique de Westeros, imagin\u00e9 par George R.R. Martin et port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran dans Game of Thrones et House of the Dragon, le spectacle des dragons crachant du feu captive le public gr\u00e2ce \u00e0 un savant m\u00e9lange de mythes et de fantastique. Pour moi en tout cas, j\u2019y vois \u00e9galement aussi une curiosit\u00e9 scientifique.<\/p>\n<p>Les images de dragons d\u00e9cha\u00eenant des torrents de flammes dans la nouvelle saison de House of the Dragon m\u2019ont fait r\u00e9fl\u00e9chir\u00a0: si les dragons existaient, quels m\u00e9canismes biologiques et quelles r\u00e9actions chimiques pourraient-ils utiliser dans le monde r\u00e9el\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":2768,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,6],"tags":[29,122,73],"series":[],"class_list":["post-2767","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-biologie","category-chimie","tag-autres-monstres","tag-game-of-thrones","tag-serietv"],"aioseo_notices":[],"amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2767","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2767"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2767\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2772,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2767\/revisions\/2772"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2768"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2767"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2767"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2767"},{"taxonomy":"series","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sciencesaucinema.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/series?post=2767"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}