23 septembre 2019 Ln Arnal 0Comment
Temps de lecture estimé : 7 minutes

Diffusée 6 mai au 3 juin 2019 sur HBO aux Etats-Unis et OCS en France (en US+24), la mini-série Chernobyl revient sur la catastrophe nucléaire du même nom. Elle commence avec la nuit de l’explosion et finit par le procès des responsables. Très immerssive, la série connait insteanément le succès. Elle a été récompensé par Emmy’s Awards dont ceux de meilleure mini-série, meilleur scénario de mini-série et meilleur réalisation de mini-série ou téléfilm. C’est l’occasion de voir ce que les sciences ont à dire autour de cette série.

Le réalisme (scientifique) de la série

Présenté comme réaliste et véridique, la série donne une place importante à la science avec deux personnages principaux scientifique. La série passe un certain temps à expliquer le fonctionnement d’un réacteur nucléaire (en particulier du type RBMK) et ce qu’il s’est passé pour qu’il explose.

Que s’est-t-il réellement passé lors de l’accident dans la centrale de Tchernobyl dans la nuit du 25 au 26 avril 1986 ? Quelles étaient les failles de la centrale et de son réacteur ?
La série Chernobyl diffusée en France par OCS remporte tous les suffrages. Sciences et Avenir revient sur la catastrophe historique survenue en 1986 en Ukraine.

La série -comme toute oeuvre de fiction- présente des erreurs et des approximations qui ont été pointé du doigt par plusieurs médias.

Acclamée par la critique, la minisérie dramatique Chernobyl a néanmoins suscité de nombreuses critiques au sujet de la véracité de certains faits qui y sont rapportés, notamment en ce qui concerne les conséquences sur la santé de l’exposition aux radiations. Au micro de Matthieu Dugal, Greg Kennedy, chercheur en génie physique à Polytechnique Montréal maintenant à la retraite, nous aide à distinguer le vrai du faux dans la série télévisée diffusée sur la chaîne HBO le printemps dernier.
La série produite par la chaîne américaine HBO, qui fait revivre la catastrophe nucléaire de 1986, s’est attirée d’excellentes critiques des internautes. Célébrée pour la précision de sa reconstitution visuelle des faits, elle romance cependant une partie de son récit.
Saluée par la critique et par le public depuis sa diffusion en France le 7 mai 2019 sur OCS, la mini-série Chernobyl, qui retrace la plus grande catastrophe nucléaire de l’histoire, a le mérite de revenir aussi fidèlement qu’esthétiquement sur les faits. Pourtant, elle laisse un certain nombre de questions en suspens qui vous tracassent peut-être encore une fois tous les épisodes visionnés.
Documentary or drama? The HBO/Sky series is gripping watching, but sometimes facts make way for artistic licence.

Ce que nous dit la série

Mais le coeur du propos de la série n’est pas tant la science que les conséquences du système soviétique avec sa censure, ses fausses vérité et son contrôl.

La série Chernobyl, diffusée en mai par la chaîne américaine HBO, a suscité un intérêt exceptionnel, qui lui a valu de nombreuses réactions. Outre les critiques dithyrambiques de la presse et du public, il y en a une à première vue plus curieuse : le 10 juin, la chaîne publique russe NTV annonçait qu’elle produirait une contre-série avec une narration alternative.
L’enquête sur les causes et les responsabilités ressemble de plus en plus à un fiasco et pourtant, comme le montre la série de HBO, le plus grand scandale est ailleurs.
Christine Fassert, spécialiste des conséquences éthiques, sociales et politiques de l’accident nucléaire de Fukushima (Japon), nous livre ses impressions sur la série diffusée sur OCS, ainsi que quelques éléments de compréhension sur son succès.

Tchernobyl aujourd’hui

L’épineuse question du tourisme

Si la centrale nucléaire de Tchernobyl a définitivement arrêté de fonctionné en 2000, la zone autour est toujours un no-man’s land gardé. Toutefois, un certain tourisme se développe autour de la centrale, en bien ou en mal.

La ville de Tchernobyl a été en 1986 le théâtre de l’une des plus grandes catastrophes nucléaires de l’histoire. Aujourd’hui, cette zone interdite attire de nombreux curieux, désireux d’en faire la découverte lors de tours organisés. Selon les prévisions, ces touristes seront près de 100 000 en 2019 à venir du monde entier pour visiter cette région sinistrée.
Le tourisme nucléaire en Ukraine connaît un succès de plus en plus important : en 2017, le site de Tchernobyl a attiré quelques 50.000 visiteurs. L’accident nucléaire est survenu il y a 32 ans, le 26 avril 1986.
Le succès de la série de HBO Chernobyl a attiré ces derniers mois une nouvelle génération de touristes sur le site ukrainien. Souvent venue pour s’afficher sur les réseaux sociaux, elle peine souvent à respecter ce lieu de mémoire.

La nature a-t-elle repris ses droits ?

La zone d’exclusion est souvent présenté comme un sanctuaire pour la faune et la flore en étant protéger des activités humaines. Néanmoins, ces êtres-vivants continuent de subir les conséquences des radiations. Petit tour d’une question complexe :

« On a deux clans qui s’opposent, et la guerre dure depuis des années », affirme Marie-Lambert Chan, rédactrice en chef du magazine Québec Science, à propos de la querelle qui divise la communauté scientifique quant aux répercussions réelles de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, survenue en 1986, sur la faune présente dans la zone d’exclusion. Pour certains scientifiques, la vitalité dans cette zone montre que les activités humaines sont plus négatives pour la faune sauvage qu’un accident nucléaire. Pour d’autres, il ne fait aucun doute que la zone d’exclusion n’est pas l’éden qu’on croit.
Il y a trente ans à Tchernobyl (Ukraine) – la région relevait à l’époque de l’Union soviétique – se produisait la plus importante catastrophe nucléaire de l’histoire. L’augmentation brutale et incontrôlée de la réaction nucléaire entraîna, le 26 avril 1986, l’explosion du cœur du réacteur, la destruction du bâtiment et un incendie du graphite du réacteur.
Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, a explosé lors d’essais techniques. L’accident a provoqué des radiations 400 fois plus élevées que celles libérées par la bombe nucléaire larguée sur Hiroshima, au Japon, en 1945.
Le tragédie de Tchernobyl, en 1986, récemment relancée par la très populaire émission de télévision du même nom, a causé des milliers de cancers et a transformé un territoire autrefois peuplé en une zone fantôme. La zone d’exclusion fait aujourd’hui 2600km².

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Si vous déposez un commentaire sur notre site, il vous sera proposé d’enregistrer votre nom, adresse de messagerie et site web dans des cookies. C’est uniquement pour votre confort afin de ne pas avoir à saisir ces informations si vous déposez un autre commentaire plus tard. Ces cookies expirent au bout d’un an.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.